Éditions Youkali

Youkali – jusqu'au bout – île de l'espérance


Histoire des Ancêtres : du Poitou au Lac-Saint-Jean


Symbolisme général des armoiries des familles Allaire et Dallaire d’Amérique Le champ de gueules à deux tours d'or symbolise le Poitou, dont le champ est "de gueules" et porte "cinq tours d'or". Les ancêtres Jean et Charles sont venus du Poitou, pays natal de leur père, Sébastien, et de leur grand-père, Guillaume, aussi bien de leur mère, Perrine Florisson. Le champ d'azur à trois fleurdelys d'or: la première fleurdelys symbolise le Québec, pays d'adoption des ancêtres Jean et Charles; la deuxième rap¬pelle l'île d'Orléans où s'établirent les ancêtres dès 1658 - île qui s'appelait «de Saint-Laurent», mais à laquelle on donna le nom d'Orléans dès 1675 pour marquer la nais¬ sance en (1674) du duc d'Orléans, neveu de Louis XIV; la troisième fleurdelys (en pointe) rappellera la terre ancestrale de 1677, terre qu'un descendant direct occupe et exploite encore à l'Argentenay, tout près de la pointe orientale de l'Ile, vis à vis de Saint-Joachim. La bande d'hermine symbolise la Bretagne, dont les armes sont "d'hermi¬ne plain"; la Bretagne, pays d'adoption de l'ancêtre loin¬tain qui pouvait s'appeler Hal; berceau des descendants Halaer, puis Haler; puis récemment Alair, ou Allaire, en Bretagne, en France et en Europe, puis, des Allaire, d'Allaire, Dellaire, Delair ou Delaire, au Québec, au Canada ou ailleurs en Amérique. Les soutiens: ces deux branches (ou ensembles) de feuilles de chêne rap¬pellent les deux branches principales des familles Allaire et Dallaire et leur groupement. Le mot "chêne" suffit à souligner l'origine gauloise de leurs ancêtres communs. Les soutiens: ces deux branches (ou ensembles) de feuilles de chêne rap¬pellent les deux branches principales des familles Allaire et Dallaire et leur groupement. Le mot "chêne" suffit à souligner l'origine gauloise de leurs ancêtres communs. Le timbre: Le casque celte évoque bien l'origine celtique de l'ancêtre lointain. Le bleu du champ d'azur (couleur de France) s'ajoute ici au blanc (argent) de la bande et au rouge du chef pour déployer les couleurs fran¬çaise d'aujourd'hui.

Symbolisme général des armoiries des familles Allaire et Dallaire d’Amérique

Le champ de gueules

à deux tours d’or symbolise le Poitou, dont le champ est « de gueules » et porte « cinq tours d’or ». Les ancêtres Jean et Charles sont venus du Poitou, pays natal de leur père, Sébastien, et de leur grand-père, Guillaume, aussi bien de leur mère, Perrine Florisson.

Le champ d’azur à trois fleur de lys d’or:

La première fleurdelys symbolise le Québec, pays d’adoption des ancêtres Jean et Charles; la deuxième rap¬pelle l’île d’Orléans où s’établirent les ancêtres dès 1658 – île qui s’appelait «de Saint-Laurent», mais à laquelle on donna le nom d’Orléans dès 1675 pour marquer la naissance en (1674) du duc d’Orléans, neveu de Louis XIV; la troisième fleur de lys (en pointe) rappellera la terre ancestrale de 1677, terre qu’un descendant direct occupe et exploite encore à l’Argentenay, tout près de la pointe orientale de l’Ile, vis à vis de Saint-Joachim.

La bande d’hermine

symbolise la Bretagne, dont les armes sont « d’hermine plain »; la Bretagne, pays d’adoption de l’ancêtre loin¬tain qui pouvait s’appeler Hal; berceau des descendants Halaer, puis Haler; puis récemment Alair, ou Allaire, en Bretagne, en France et en Europe, puis, des Allaire, d’Allaire, Dellaire, Delair ou Delaire, au Québec, au Canada ou ailleurs en Amérique.

Les soutiens:

ces deux branches (ou ensembles) de feuilles de chêne rap¬pellent les deux branches principales des familles Allaire et Dallaire et leur groupement. Le mot « chêne » suffit à souligner l’origine gauloise de leurs ancêtres communs.

Le timbre:

Le casque celte évoque bien l’origine celtique de l’ancêtre lointain.
Le bleu du champ d’azur (couleur de France) s’ajoute ici au blanc (argent) de la bande et au rouge du chef pour déployer les couleurs française d’aujourd’hui.

 

D’où viennent nos ancêtres? Notre ancêtre masculin, Charles Allaire, provenait du sud-ouest de la France (carte 1), près de la ville de Larochelle; il est né à Saint-Philbert-du-Pont Charreault, une commune du département de la Vendée (carte 2), située dans la province historique du Poitou; le département correspondant à l’ancien Bas-Poitou (carte 3); la préfecture de la Vendée est la ville de La Roche-sur-Yon. Pour sa part, notre ancêtre féminine, Catherine Fièvre, est née à Niort (carte 4), une ville de l’ancienne région administrative du Poitou-Charentes qui incluait le Haut-Poitou (carte 2). La région avait pour chef-lieu Poitiers, plus grande ville et unité urbaine de la région. C’est de Poitiers, situé dans le Haut-Poitou, que provient Jacques Bilodeau, l’ancêtre de Wilfrid Bilodeau, le père de ma mère Émilie, dont le nom de famille est Simard. Leur ancêtre Noël Simard venait d’Augoumois, située tout près d’Angoulème. (carte 6) Par conséquent, la majorité de mes ancêtres du côté de mon père et de ma mère sont nés dans l’ancienne région du Poitou-Charentes, située dans le sud-ouest de la France : Charles Allaire et celle qu’il épousera en Nouvelle-France, Catherine Fièvre, Jacques Bilodeau et Noël Simard. Seule la mère de mon père, Laura Castonguay a un ancêtre qui se distingue, puisque Gaston Guay est originaire de la région parisienne; ses descendants se nommeront Guay, Castonguay et Gastonguay.

D’où viennent nos ancêtres?

Notre ancêtre masculin, Charles Allaire, provenait du sud-ouest de la France (carte 1), près de la ville de Larochelle; il est né à Saint-Philbert-du-Pont Charreault, une commune du département de la Vendée (carte 2), située dans la province historique du Poitou; le département correspondant à l’ancien Bas-Poitou (carte 3); la préfecture de la Vendée est la ville de La Roche-sur-Yon. Pour sa part, notre ancêtre féminine, Catherine Fièvre, est née à Niort (carte 4), une ville de l’ancienne région administrative du Poitou-Charentes qui incluait le Haut-Poitou (carte 2). La région avait pour chef-lieu Poitiers, plus grande ville et unité urbaine de la région. C’est de Poitiers, situé dans le Haut-Poitou, que provient Jacques Bilodeau, l’ancêtre de Wilfrid Bilodeau, le père de ma mère Émilie, dont le nom de famille est Simard. Leur ancêtre Noël Simard venait d’Augoumois, située tout près d’Angoulème. (carte 6) Par conséquent, la majorité de mes ancêtres du côté de mon père et de ma mère sont nés dans l’ancienne région du Poitou-Charentes, située dans le sud-ouest de la France : Charles Allaire et celle qu’il épousera en Nouvelle-France, Catherine Fièvre, Jacques Bilodeau et Noël Simard. Seule la mère de mon père, Laura Castonguay a un ancêtre qui se distingue, puisque Gaston Guay est originaire de la région parisienne; ses descendants se nommeront Guay, Castonguay et Gastonguay.

Saint-Philbert-du-Pont Charrault – Charles Allaire, notre ancêtre direct Charles et Jean Allaire sont originaires de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault, en Vendée au Bas-Poitou, dans la région des Pays de la Loire. Charles, notre ancêtre direct, a été baptisé à cet endroit le 2 août 1637 et Jean, son aîné, le 19 septembre 1932. Les deux sont les fils de Sébastien Allaire et de Perrine Fleurisson, fille de René, de la Caillère St-Hilaire en Vendée, mariés en l’église de Saint-Philbert, le 24 janvier 1629. La commune de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault, située à 76 mètres d’altitude, est un joli petit bourg du canton de Chantonnay, non loin de La Roche-sur-Yon, placée dans une position admirable, près du Grand-Lay, fleuve côtier de la Vendée. La commune comptait une population municipale de 1 028 habitants en 2019, dispersés sur un territoire totalement agricole de 3 000 hectares, soit quelque 12 milles carrés. L’appellation Pont-Charrault vient du fait que sur la rive droite du Grand-Lay, on trouve un petit village qui porte le nom de GuéCharraud; en cet endroit, la rivière est guéable. Avant la construction d’un pont de pierre, il n’y avait pas d’autre lieu où les voitures pouvaient passer : d’où le nom de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault. Charraud, en patois, veut dire « lieu où passent les charrettes ». Comme ce fut le cas dans plusieurs villes de la région Poitou-Charentes pendant plusieurs siècles, le protestantisme eut de fervents adeptes à Saint-Philbert; des scènes regrettables s’y produisirent plusieurs fois, notamment en 1613. Un gentilhomme protestant ayant été enterré dans l’église, il fallut en interdire l’entrée pour obtenir que le corps fût enlevé et porté ailleurs. En 2015, j’ai effectué le pèlerinage de la reconnaissance du lieu de naissance de Charles et Jean. Ce fut pour moi une expérience très émotive de visiter le cœur du site : l’église, la mairie, le cimetière et les maisons, juchés au sommet d’un vallon plus dominant que les autres, qui se déploient tout autour. Je ressentais une allégresse, baignée d’un sentiment de reconnaissance envers ceux qui ont quitté ce lieu pour peupler la Nouvelle-France. J’ai été surpris et conquis par la beauté des lieux et du paysage agricole qui l’environne : des champs féconds à perte de vue, délimités par des arbres, au gré des formes douces et arrondies des vallons.

Saint-Philbert-du-Pont Charrault – Charles Allaire, notre ancêtre direct
Charles et Jean Allaire sont originaires de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault, en Vendée au Bas-Poitou, dans la région des Pays de la Loire. Charles, notre ancêtre direct, a été baptisé à cet endroit le 2 août 1637 et Jean, son aîné, le 19 septembre 1932. Les deux sont les fils de Sébastien Allaire et de Perrine Fleurisson, fille de René, de la Caillère St-Hilaire en Vendée, mariés en l’église de Saint-Philbert, le 24 janvier 1629. La commune de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault, située à 76 mètres d’altitude, est un joli petit bourg du canton de Chantonnay, non loin de La Roche-sur-Yon, placée dans une position admirable, près du Grand-Lay, fleuve côtier de la Vendée. La commune comptait une population municipale de 1 028 habitants en 2019, dispersés sur un territoire totalement agricole de 3 000 hectares, soit quelque 12 milles carrés. L’appellation Pont-Charrault vient du fait que sur la rive droite du Grand-Lay, on trouve un petit village qui porte le nom de GuéCharraud; en cet endroit, la rivière est guéable. Avant la construction d’un pont de pierre, il n’y avait pas d’autre lieu où les voitures pouvaient passer : d’où le nom de Saint-Philbert-du-Pont-Charrault. Charraud, en patois, veut dire « lieu où passent les charrettes ». Comme ce fut le cas dans plusieurs villes de la région Poitou-Charentes pendant plusieurs siècles, le protestantisme eut de fervents adeptes à Saint-Philbert; des scènes regrettables s’y produisirent plusieurs fois, notamment en 1613. Un gentilhomme protestant ayant été enterré dans l’église, il fallut en interdire l’entrée pour obtenir que le corps fût enlevé et porté ailleurs. En 2015, j’ai effectué le pèlerinage de la reconnaissance du lieu de naissance de Charles et Jean. Ce fut pour moi une expérience très émotive de visiter le cœur du site : l’église, la mairie, le cimetière et les maisons, juchés au sommet d’un vallon plus dominant que les autres, qui se déploient tout autour. Je ressentais une allégresse, baignée d’un sentiment de reconnaissance envers ceux qui ont quitté ce lieu pour peupler la Nouvelle-France. J’ai été surpris et conquis par la beauté des lieux et du paysage agricole qui l’environne : des champs féconds à perte de vue, délimités par des arbres, au gré des formes douces et arrondies des vallons.

Niort – Catherine Fievre – notre ancêtre féminine directe Catherine Fièvre est la fille de Fiacre Fièvre et de Jacquette Dusol, mariés le 30 octobre 1644 à l’église de la paroisse de Saint-André de la ville de Niort, située dans la région du Poitou-Charentes. Catherine a été baptisée, à la même église, le 19 novembre 1646. Un frère et deux sœurs sont nés à Niort. Son père, de religion protestante, est inhumé à Niort (temple calviniste) le 8 novembre 1656. Robert Larin, qui a rédigé un ouvrage sur le protestantisme en Nouvelle-France, écrit dans une lettre, le 14 avril 1997 : « À propos de Catherine Fièvre, j’y signale qu’elle fut baptisée par le curé de la paroisse Saint-André de Niort, le 19 novembre 1646, mais qu’elle devait être protestante puisque son père fut inhumé au temple protestant de la ville, le 8 novembre 1656… » Dans cet ouvrage, j’explique pourquoi les protestants faisaient souvent baptiser leurs enfants à l’église du curé et que le fait de trouver le baptême catholique d’un ancêtre ne constitue pas une preuve de sa naissance catholique. » De toute évidence, la poursuite des guerres de religion au 17e siècle et la répression à l’égard des protestants expliquent ce choix des protestants de faire baptiser leurs enfants selon le rite catholique. (www.nosorigines.qc.ca/biography.aspx?name=Fievre_Catherine&id=5822) Grâce à l’édit de Nantes, promulgué en 1598 par le roi Henri IV, La Rochelle, cité riche de 22 000 habitants, dont près de 18 000 protestants, est devenue un haut lieu de la religion réformée en France. À l’époque de Fiacre Fievre, qui demeurait à 60 km de La Rochelle, le cardinal Richelieu, principal ministre de Louis XIII, provenant du Poitou, arriva au pouvoir en 1624 et mit à exécution son plan de gouvernement. Il s’attaqua d’abord aux huguenots, et, par les deux guerres de La Rochelle, les mit à la raison, plus particulièrement avec le siège de Larochelle qui se déroula du 10 septembre 1627 au 28 octobre 1628. Lorsque la ville finit par se rendre, il ne reste que 5 400 survivants sur les 28 000 habitants. Louis XIII leur accorde son pardon. La capitulation est inconditionnelle. Par les termes de la paix d’Alès du 28 juin 1629, les huguenots perdront leurs droits politiques, militaires et territoriaux, mais conserveront la liberté de culte garantie par l’édit de Nantes. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que La Rochelle fût perçue comme la capitale du protestantisme en France. Par ailleurs, à partir de 1627, Richelieu interdit officiellement aux protestants de s’installer en Nouvelle-France ou en Acadie. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_La_Rochelle_ (1627-1628)) Si J’avais été à la place de Fiacre Fièvre, j’aurais pris la même décision : faire baptiser sa fille Catherine dans la religion catholique. Cette décision lui offrait plus d’opportunités à une époque où les femmes avaient le choix d’entrer en religion ou de faire des enfants. En 2015, j’ai également visité la Ville de Niort et son espace historique. C’est dans la superbe église Saint-André de cette ville, dont nous avons pu visiter l’intérieur, qu’a été baptisée notre ancêtre féminine, Catherine Fièvre. Niort est une ville épiscopale, dont plusieurs monuments remontent au Moyen-Âge. En plus de l’église Saint-André, on y trouve notamment l’église Notre-Dame, dont la flèche est d’une hauteur et d’une élégance remarquables.
Niort – Catherine Fievre – notre ancêtre féminine directe
Catherine Fièvre est la fille de Fiacre Fièvre et de Jacquette Dusol, mariés le 30 octobre 1644 à l’église de la paroisse de Saint-André de la ville de Niort, située dans la région du Poitou-Charentes. Catherine a été baptisée, à la même église, le 19 novembre 1646. Un frère et deux sœurs sont nés à Niort. Son père, de religion protestante, est inhumé à Niort (temple calviniste) le 8 novembre 1656. Robert Larin, qui a rédigé un ouvrage sur le protestantisme en Nouvelle-France, écrit dans une lettre, le 14 avril 1997 : « À propos de Catherine Fièvre, j’y signale qu’elle fut baptisée par le curé de la paroisse Saint-André de Niort, le 19 novembre 1646, mais qu’elle devait être protestante puisque son père fut inhumé au temple protestant de la ville, le 8 novembre 1656… » Dans cet ouvrage, j’explique pourquoi les protestants faisaient souvent baptiser leurs enfants à l’église du curé et que le fait de trouver le baptême catholique d’un ancêtre ne constitue pas une preuve de sa naissance catholique. » De toute évidence, la poursuite des guerres de religion au 17e siècle et la répression à l’égard des protestants expliquent ce choix des protestants de faire baptiser leurs enfants selon le rite catholique.(www.nosorigines.qc.ca/biography.aspx?name=Fievre_Catherine&id=5822)
Grâce à l’édit de Nantes, promulgué en 1598 par le roi Henri IV, La Rochelle, cité riche de 22 000 habitants, dont près de 18 000 protestants, est devenue un haut lieu de la religion réformée en France. À l’époque de Fiacre Fievre, qui demeurait à 60 km de La Rochelle, le cardinal Richelieu, principal ministre de Louis XIII, provenant du Poitou, arriva au pouvoir en 1624 et mit à exécution son plan de gouvernement. Il s’attaqua d’abord aux huguenots, et, par les deux guerres de La Rochelle, les mit à la raison, plus particulièrement avec le siège de Larochelle qui se déroula du 10 septembre 1627 au 28 octobre 1628. Lorsque la ville finit par se rendre, il ne reste que 5 400 survivants sur les 28 000 habitants. Louis XIII leur accorde son pardon. La capitulation est inconditionnelle. Par les termes de la paix d’Alès du 28 juin 1629, les huguenots perdront leurs droits politiques, militaires et territoriaux, mais conserveront la liberté de culte garantie par l’édit de Nantes. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que La Rochelle fût perçue comme la capitale du protestantisme en France. Par ailleurs, à partir de 1627, Richelieu interdit officiellement aux protestants de s’installer en Nouvelle-France ou en Acadie. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_La_Rochelle_ (1627-1628))
Si J’avais été à la place de Fiacre Fièvre, j’aurais pris la même décision : faire baptiser sa fille Catherine dans la religion catholique. Cette décision lui offrait plus d’opportunités à une époque où les femmes avaient le choix d’entrer en religion ou de faire des enfants.
En 2015, j’ai également visité la Ville de Niort et son espace historique. C’est dans la superbe église Saint-André de cette ville, dont nous avons pu visiter l’intérieur, qu’a été baptisée notre ancêtre féminine, Catherine Fièvre. Niort est une ville épiscopale, dont plusieurs monuments remontent au Moyen-Âge. En plus de l’église Saint-André, on y trouve notamment l’église Notre-Dame, dont la flèche est d’une hauteur et d’une élégance remarquables.

La traversée de Charles Allaire Extraits et propos tiré de l’ouvrage de Violette Allaire, Les familles Allaire-Dallaire, Québec, le 24 juin 1962 Lors du départ de Charles Allaire et de son frère Jean pour aller en Nouvelle France, leur navire, comme tous les autres qui partaient de La Rochelle, devait passer entre la tour de la Chaîne et la tour Saint-Nicolas; ce sont les deux tours qu’ils voyaient avant de débuter la traversée de l’Atlantique. La tour de la Chaîne est une belle forteresse médiévale qui protégeait l’entrée du port de La Rochelle; le nom de la tour s’explique par le fait que sa chaîne, tendue chaque soir, entre elle et sa tour voisine, Saint-Nicolas, empêchait les navires d’entrer au port; la tour de la Chaîne abritait également son capitaine, sa famille et la garnison. « Ils sont à l’âge des grands enthousiasmes : Jean a 26 ans et Charles, 21. Et ils sont de l’époque intrépide du Cid »! Ils tentent l’aventure! Ils se rendent à La Rochelle, et à la mi-mai de cette même année 1658, par devant Abel Cherbonnier, notaire royal, avec treize compatriotes dont deux de l’Angoumois, deux de l’Aunis, un de la Bretagne, trois de la Saintonge, quatre du Poitou comme eux, et un de la Touraine, ils s’engagent à François Péron, marchand de cette ville « pour passer sauf les fortunes de la mer au lieu de quebecq pays de canada » et y travailler « pour ceux à qui ils seront délaissés » (pour le temps et cours de trois années prochaines consécutives et sans Intervalle », le « Taureau », navire de cent cinquante tonneaux commandé par Elie Tadourneau, (devant faire voille du premier beau-temps » Le salaire annuel de Jean Allaire est est fixé à 81 livres et celui de Charles, à 75 livres, soit 1 1/2 livre par semaine environ. Sauf deux, les engagés reçurent une avance de 35 livres, près de six mois de gages, sans doute pour s’équiper pour le long voyage, et le nom des frères Allaire figure parmi ceux qui en bénéficièrent. La monnaie du Canada était fixée à un quart de plus que la monnaie de France. Ainsi l’écu qui valait 3 livres à Paris en valait 4 à Québec. La livre, qui devint plus tard le franc, valait 20 sous. On sait qu’à cette époque, les traversées n’étaient pas des plus réjouissantes; elles semblaient interminables. Les navires dénués de tout confort et d’hygiène voguaient au gré des vents et des flots, à la fortune de la mer capricieuse, et tous ces « trente-six mois », comme on appelait les engagés de trois ans, en acceptèrent les peines, rompus qu’ils étaient, sans doute, par une longue habitude de la misère.

La traversée de Charles Allaire Extraits et propos tiré de l’ouvrage de Violette Allaire, Les familles Allaire-Dallaire, Québec, le 24 juin 1962
Lors du départ de Charles Allaire et de son frère Jean pour aller en Nouvelle France, leur navire, comme tous les autres qui partaient de La Rochelle, devait passer entre la tour de la Chaîne et la tour Saint-Nicolas; ce sont les deux tours qu’ils voyaient avant de débuter la traversée de l’Atlantique. La tour de la Chaîne est une belle forteresse médiévale qui protégeait l’entrée du port de La Rochelle; le nom de la tour s’explique par le fait que sa chaîne, tendue chaque soir, entre elle et sa tour voisine, Saint-Nicolas, empêchait les navires d’entrer au port; la tour de la Chaîne abritait également son capitaine, sa famille et la garnison.
« Ils sont à l’âge des grands enthousiasmes : Jean a 26 ans et Charles, 21. Et ils sont de l’époque intrépide du Cid »! Ils tentent l’aventure! Ils se rendent à La Rochelle, et à la mi-mai de cette même année 1658, par devant Abel Cherbonnier, notaire royal, avec treize compatriotes dont deux de l’Angoumois, deux de l’Aunis, un de la Bretagne, trois de la Saintonge, quatre du Poitou comme eux, et un de la Touraine, ils s’engagent à François Péron, marchand de cette ville « pour passer sauf les fortunes de la mer au lieu de quebecq pays de canada » et y travailler « pour ceux à qui ils seront délaissés » (pour le temps et cours de trois années prochaines consécutives et sans Intervalle », le « Taureau », navire de cent cinquante tonneaux commandé par Elie Tadourneau, (devant faire voille du premier beau-temps »
Le salaire annuel de Jean Allaire est est fixé à 81 livres et celui de Charles, à 75 livres, soit 1 1/2 livre par semaine environ. Sauf deux, les engagés reçurent une avance de 35 livres, près de six mois de gages, sans doute pour s’équiper pour le long voyage, et le nom des frères Allaire figure parmi ceux qui en bénéficièrent. La monnaie du Canada était fixée à un quart de plus que la monnaie de France. Ainsi l’écu qui valait 3 livres à Paris en valait 4 à Québec. La livre, qui devint plus tard le franc, valait 20 sous.
On sait qu’à cette époque, les traversées n’étaient pas des plus réjouissantes; elles semblaient interminables. Les navires dénués de tout confort et d’hygiène voguaient au gré des vents et des flots, à la fortune de la mer capricieuse, et tous ces « trente-six mois », comme on appelait les engagés de trois ans, en acceptèrent les peines, rompus qu’ils étaient, sans doute, par une longue habitude de la misère.

 

La traversée de Catherine Fievre - 1663 Selon «La Société d'histoire des Filles du Roy (SHFR)» 2011, Catherine Fievre était fille du Roy. Le 16 juin 1663, elle était à bord du navire l’Aigle d’or qui partait de La Rochelle avec 36 filles du Roy parmi ses 225 passagers à destination de la Nouvelle-France. Le navire arriva en Nouvelle-France le 22 septembre 1663, après 111 jours de traversée. Dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle France, trente-six jeunes femmes ont refait en 2013 la traversée sur l'Aigle d'Or jusqu'à Québec, pour célébrer le 350e anniversaire de l'arrivée des Filles du roi en 1663. C’est Estelle Allaire de Montréal qui incarnait Catherine Fièvre, notre ancêtre féminine. Lors de la commémoration, le ministre de la Culture du Québec, Maka Kotto, a déclaré : « La désignation de l'arrivée des Filles du roi en Nouvelle-France et son inscription au Registre du patrimoine culturel permettront de mieux faire connaître cet événement de l'histoire du Québec et de nous rappeler que nos aïeules ont concouru à peupler le territoire de la Nouvelle-France et à assurer sa croissance démographique, voire sa survie ». Le communiqué poursuivait ainsi : « En raison de leurs origines modestes, les Filles du roi ont souvent été représentées à tort comme des femmes de mauvaise vie. Les recherches les plus récentes démontrent, au contraire, que ces jeunes femmes désireuses d'immigrer en Nouvelle-France ont été sélectionnées selon des critères assez stricts. Pour les premières cohortes, on exigeait même des certificats de bonne conduite témoignant de la rigueur morale de la candidate. » Gingras, M.-È. (2013). Les Filles du roi : mythes, réalités et représentations. Cap-aux-Diamants, (114), 19–22. « Au XVIIe siècle, il existe deux « choix » pour une jeune fille : le mariage ou le couvent. Ainsi, après avoir été la fille de son père, elle se doit « d’appartenir » à un autre homme, soit son époux, soit Dieu. Refuser cette norme ou ne pas parvenir à remplir l’une de ces options confine la malheureuse à l’indigence. Demeurées en France, les recrues, orphelines ou non, auraient sans doute vécu dans la misère. Devenir Fille du roi, si ce n’est se soustraire au mariage, c’est pour elles s’offrir un nouveau départ : l’espoir d’une vie probablement dure dans la colonie, mais potentiellement meilleure ». L’envoi des Filles du roi en Nouvelle-France découle de la volonté de Louis XIV de reprendre en main l’administration et le développement de ses territoires en Amérique du Nord. Sélectionnées selon des critères assez stricts, les Filles du roi sont de jeunes femmes célibataires qui acceptent d’immigrer en Nouvelle-France pour prendre époux et favoriser la formation de familles. Elles sont transportées aux frais du roi, qui les pourvoit pour la plupart d’une dot. Le premier contingent des Filles du roi arrive en Nouvelle-France le 22 septembre 1663. Jusqu’en 1673, elles sont entre 770 et 1 000 à tirer parti de cette initiative royale et à s’établir dans les régions de Québec, Montréal et Trois-Rivières. L’arrivée des Filles du roi en Nouvelle-France a contribué d’une manière importante à l’augmentation de la population et au développement de la colonie. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=26366&type=pge#. XemDSpNKipo Gingras, M.-È. (2013). Les Filles du roi : mythes, réalités et représentations. Cap-aux-Diamants, (114), 19–22. « Par ailleurs, en comptabilisant les deuxième, troisième et quatrième unions, les Filles du roi ont contracté 995 mariages qui ont mené à près de 4 500 naissances connues. Évaluée à moins de 3 000 habitants en 1663, la population de la Nouvelle-France a triplé dix ans plus tard, ce qui illustre l’apport indéniable des Filles du roi sur la démographie de leur patrie d’adoption. » La traversée de Catherine et de ses compagnes en 1663 fut une de ses pires que connut l’Aigle d’Or; un voyage extrêmement long et pénible. On manqua d’eau et de nourriture, le scorbut se déclara. La promiscuité et le total manque d’hygiène entraînèrent la propagation de fièvres, de même que plusieurs maladies. Sur les 225 personnes à bord, 60 moururent pendant le trajet et 12 autres après leur arrivée. Nos ancêtres féminines ont trimé dur. Elles ont vécu courageusement, avec force et générosité. Avec amour ! Elles étaient arrivées de France avec la mission de peupler la Nouvelle-France. Elles ont tenu parole ! « Elles ont enfanté à cœur de vie ». Elles « nous ont mis au monde et tout le pays avec nous » ! , selon Anne Hébert (Le premier jardin, 1988.)

La traversée de Catherine Fievre – 1663
Selon «La Société d’histoire des Filles du Roy (SHFR)» 2011, Catherine Fievre était fille du Roy. Le 16 juin 1663, elle était à bord du navire l’Aigle d’or qui partait de La Rochelle avec 36 filles du Roy parmi ses 225 passagers à destination de la Nouvelle-France. Le navire arriva en Nouvelle-France le 22 septembre 1663, après 111 jours de traversée.
Dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle France, trente-six jeunes femmes ont refait en 2013 la traversée sur l’Aigle d’Or jusqu’à Québec, pour célébrer le 350e anniversaire de l’arrivée des Filles du roi en 1663. C’est Estelle Allaire de Montréal qui incarnait Catherine Fièvre, notre ancêtre féminine. Lors de la commémoration, le ministre de la Culture du Québec, Maka Kotto, a déclaré : « La désignation de l’arrivée des Filles du roi en Nouvelle-France et son inscription au Registre du patrimoine culturel permettront de mieux faire connaître cet événement de l’histoire du Québec et de nous rappeler que nos aïeules ont concouru à peupler le territoire de la Nouvelle-France et à assurer sa croissance démographique, voire sa survie ». Le communiqué poursuivait ainsi : « En raison de leurs origines modestes, les Filles du roi ont souvent été représentées à tort comme des femmes de mauvaise vie. Les recherches les plus récentes démontrent, au contraire, que ces jeunes femmes désireuses d’immigrer en Nouvelle-France ont été sélectionnées selon des critères assez stricts. Pour les premières cohortes, on exigeait même des certificats de bonne conduite témoignant de la rigueur morale de la candidate. »
Gingras, M.-È. (2013). Les Filles du roi : mythes, réalités et représentations. Cap-aux-Diamants, (114), 19–22. « Au XVIIe siècle, il existe deux « choix » pour une jeune fille : le mariage ou le couvent. Ainsi, après avoir été la fille de son père, elle se doit « d’appartenir » à un autre homme, soit son époux, soit Dieu. Refuser cette norme ou ne pas parvenir à remplir l’une de ces options confine la malheureuse à l’indigence. Demeurées en France, les recrues, orphelines ou non, auraient sans doute vécu dans la misère. Devenir Fille du roi, si ce n’est se soustraire au mariage, c’est pour elles s’offrir un nouveau départ : l’espoir d’une vie probablement dure dans la colonie, mais potentiellement meilleure ».
L’envoi des Filles du roi en Nouvelle-France découle de la volonté de Louis XIV de reprendre en main l’administration et le développement de ses territoires en Amérique du Nord. Sélectionnées selon des critères assez stricts, les Filles du roi sont de jeunes femmes célibataires qui acceptent d’immigrer en Nouvelle-France pour prendre époux et favoriser la formation de familles. Elles sont transportées aux frais du roi, qui les pourvoit pour la plupart d’une dot. Le premier contingent des Filles du roi arrive en Nouvelle-France le 22 septembre 1663. Jusqu’en 1673, el
les sont entre 770 et 1 000 à tirer parti de cette initiative royale et à s’établir dans les régions de Québec, Montréal et Trois-Rivières. L’arrivée des Filles du roi en Nouvelle-France a contribué d’une manière importante à l’augmentation de la population et au développement de la colonie. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=26366&type=pge#. XemDSpNKipo
Gingras, M.-È. (2013). Les Filles du roi : mythes, réalités et représentations. Cap-aux-Diamants, (114), 19–22. « Par ailleurs, en comptabilisant les deuxième, troisième et quatrième unions, les Filles du roi ont contracté 995 mariages qui ont mené à près de 4 500 naissances connues. Évaluée à moins de 3 000 habitants en 1663, la population de la Nouvelle-France a triplé dix ans plus tard, ce qui illustre l’apport indéniable des Filles du roi sur la démographie de leur patrie d’adoption. »
La traversée de Catherine et de ses compagnes en 1663 fut une de ses pires que connut l’Aigle d’Or; un voyage extrêmement long et pénible. On manqua d’eau et de nourriture, le scorbut se déclara. La promiscuité et le total manque d’hygiène entraînèrent la propagation de fièvres, de même que plusieurs maladies. Sur les 225 personnes à bord, 60 moururent pendant le trajet et 12 autres après leur arrivée.
Nos ancêtres féminines ont trimé dur. Elles ont vécu courageusement, avec force et générosité. Avec amour ! Elles étaient arrivées de France avec la mission de peupler la Nouvelle-France. Elles ont tenu parole ! « Elles ont enfanté à cœur de vie ». Elles « nous ont mis au monde et tout le pays avec nous » ! , selon Anne Hébert (Le premier jardin, 1988.)

 

Île d’Orléans - Charles Allaire et Catherine Fievre : les premiers ancêtres en Nouvelle-France Le 23 juillet 1662, Charles Allaire s’engage à épouser Françoise Chapelain. Mais comme il arrivait fréquemment à cette époque, le contrat fut résilié par la suite, apparemment à l’amiable puisque les deux familles semblent avoir entretenu d’excellentes relations. Charles Allaire n’avait guère opté pour la solitude du cœur. Déjà âgé de 26 ans, il rêvait toujours d’une compagne pour partager son existence, et le grand « Tremble-terre unîversel en Canada » du « Lundy gras » « 5 Febvrier 1663 », dont le « bruissement s’étendit en mesme temps dans toute l’estendue de Canadas » « ayant continué iusques dans le moist d’Aoust c’est-à-dire plus de six mois » et fit aussi « de grands remuemens dans les consciences » ne semble pas avoîr émoussé ses projets matrimoniaux. Il s’accommoda sans doute assez bien de cet « enterrement de vie de garçon » pour le moins inusité. Le 31 octobre 1663, le contrat de mariage de Catherine Fièvre et Charles Allaire est signé par devant Sieur Pierre Duquet de la Chenaye. Le 10 novembre 1663, à l’église Notre-Dame de Québec, Catherine Fièvre âgée de 17 ans épouse Charles Allaire âgé de 26 ans, fils de Sébastien Allaire et de Perrine Fleurisson. En 1667, il possède 6 arpents en valeur à Sainte-Famille sur l’île d’Orléans. L’année suivante, le 24 janvier 1668, Monseigneur de Laval lui concède une terre de trois arpents de front sur le fleuve, « dans la seigneurie de Charny-Lirec », à Sainte-Famille, aux conditions ordinaires de cens et rentes seigneuriales et d’y tenir feu et lieu dans un an. Charles Allaire figure parmi les premiers concessionnaires de Sainte­ famille, sur les terres du nord-est au sud-ouest. En 1671, il obtient une terre à Saint-François (I.O.), où il ira s’installer au printemps 1679, en la seigneurie d’Argentenay. La belle nichée qui s’épanouit au foyer stimule le courage du chef de famille. Ayant prévu qu’il aura quelques fils à établir. Dès 1677, il achète du Sieur Nicolas Huot dit Saint-Laurent, de la Grande Anse, moyennant deux cents 1ivres tournois, une terre de quatre arpents de front à la seigneurie d’Argentenay. Charles meurt au début de 1691. En mourant, l’ancêtre Charles laissait une veuve d’à peine quarante­-cinq ans et dix enfants mineurs, six garçons et trois filles qui n’avaient pas encore quitté le toit paternel. Bien que mariée depuis déjà sept ans, et mère de quatre fillettes, Madeleine, l’aînée de la fami1le, n’était encore âgée que de vingt-trois ans et demi. Or à cette époque, et jusqu’à vers la fin du XVIIIe siècle, on n’atteignait la majorité qu’à l’âge de vingt­-cinq ans. Catherine Fievre se donnera à un de ses fils le 4 avril 1704, et décédera le 13 juin 1709 à l’Hôtel-Dieu de Québec. Catherine Fiebvre n’était âgée que de soixante-deux ans quelques mois; elle aura tout de même vu naître une quarantaine de petits-enfants : dix-huit garçons et vingt et une filles. Catherine Fièvre donnera 13 enfants à Charles, soit huit fils et cinq filles, dont dix devaient faire alliance, comme l’indique le tableau ci-dessus. Quatre d’entre eux devaient épouser des Bidet.Source (www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Allaire_Charles&pid=5821) Charles II, né en 1669, est notre ancêtre direct. En 1962, l’Association des familles Allaire-Dallaire organise un grand rassemblement à Saint-François de l’île d’Orléans pour commémorer l’arrivée de Jean et Charles Allaire. Un monument est érigé en leur mémoire; le texte suivant est gravé sur la plaque de métal : À nos ancêtres Jean et Charles sont venus ici du Poitou, France en 1658 Reconnus par leurs descendants, Association des familles Allaire – Dallaire 24 juin 1962
Île d’Orléans – Charles Allaire et Catherine Fievre : les premiers ancêtres en Nouvelle-France
Le 23 juillet 1662, Charles Allaire s’engage à épouser Françoise Chapelain. Mais comme il arrivait fréquemment à cette époque, le contrat fut résilié par la suite, apparemment à l’amiable puisque les deux familles semblent avoir entretenu d’excellentes relations. Charles Allaire n’avait guère opté pour la solitude du cœur. Déjà âgé de 26 ans, il rêvait toujours d’une compagne pour partager son existence, et le grand « Tremble-terre unîversel en Canada » du « Lundy gras » « 5 Febvrier 1663 », dont le « bruissement s’étendit en mesme temps dans toute l’estendue de Canadas » « ayant continué iusques dans le moist d’Aoust c’est-à-dire plus de six mois » et fit aussi « de grands remuemens dans les consciences » ne semble pas avoîr émoussé ses projets matrimoniaux. Il s’accommoda sans doute assez bien de cet « enterrement de vie de garçon » pour le moins inusité.
Le 31 octobre 1663, le contrat de mariage de Catherine Fièvre et Charles Allaire est signé par devant Sieur Pierre Duquet de la Chenaye. Le 10 novembre 1663, à l’église Notre-Dame de Québec, Catherine Fièvre âgée de 17 ans épouse Charles Allaire âgé de 26 ans, fils de Sébastien Allaire et de Perrine Fleurisson. En 1667, il possède 6 arpents en valeur à Sainte-Famille sur l’île d’Orléans. L’année suivante, le 24 janvier 1668, Monseigneur de Laval lui concède une terre de trois arpents de front sur le fleuve, « dans la seigneurie de Charny-Lirec », à Sainte-Famille, aux conditions ordinaires de cens et rentes seigneuriales et d’y tenir feu et lieu dans un an. Charles Allaire figure parmi les premiers concessionnaires de Sainte­ famille, sur les terres du nord-est au sud-ouest. En 1671, il obtient une terre à Saint-François (I.O.), où il ira s’installer au printemps 1679, en la seigneurie d’Argentenay. La belle nichée qui s’épanouit au foyer stimule le courage du chef de famille. Ayant prévu qu’il aura quelques fils à établir. Dès 1677, il achète du Sieur Nicolas Huot dit Saint-Laurent, de la Grande Anse, moyennant deux cents 1ivres tournois, une terre de quatre arpents de front à la seigneurie d’Argentenay.
Charles meurt au début de 1691. En mourant, l’ancêtre Charles laissait une veuve d’à peine quarante­-cinq ans et dix enfants mineurs, six garçons et trois filles qui n’avaient pas encore quitté le toit paternel. Bien que mariée depuis déjà sept ans, et mère de quatre fillettes, Madeleine, l’aînée de la fami1le, n’était encore âgée que de vingt-trois ans et demi. Or à cette époque, et jusqu’à vers la fin du XVIIIe siècle, on n’atteignait la majorité qu’à l’âge de vingt­-cinq ans. Catherine Fievre se donnera à un de ses fils le 4 avril 1704, et décédera le 13 juin 1709 à l’Hôtel-Dieu de Québec. Catherine Fiebvre n’était âgée que de soixante-deux ans quelques mois; elle aura tout de même vu naître une quarantaine de petits-enfants : dix-huit garçons et vingt et une filles.
Catherine Fièvre donnera 13 enfants à Charles, soit huit fils et cinq filles, dont dix devaient faire alliance, comme l’indique le tableau ci-dessus. Quatre d’entre eux devaient épouser des Bidet.Source (www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Allaire_Charles&pid=5821)
Charles II, né en 1669, est notre ancêtre direct.
En 1962, l’Association des familles Allaire-Dallaire organise un grand rassemblement à Saint-François de l’île d’Orléans pour commémorer l’arrivée de Jean et Charles Allaire. Un monument est érigé en leur mémoire; le texte suivant est gravé sur la plaque de métal :
À nos ancêtres
Jean et Charles sont venus ici du Poitou, France en 1658
Reconnus par leurs descendants,

Association des familles Allaire – Dallaire
24 juin 1962

Sainte-Famille, Île d’Orléans Charles II, deuxième génération, fils de Charles Allaire et Catherine Fievre Charles II et Marie Bidet (Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire », Québec 1962) CHARLES II a été baptisé le 15 septembre 1669, à Sainte-Famille d'Orléans. À l’âge de 22 ans, il s’est marié à Marie Bidet, 18 ans, le 19 novembre 1691, à Saint-Jean, île d’Orléans. À la suite du décès de son père, il est nommé tuteur remplaçant de ses frères et soeurs mineurs: François (17 ans), Joseph (15 ans), Catherine (14 ans), Louis (12 ans), Étienne (9 ou 10 ans), Françoise (8 ou 9 ans), Marguerite (7 ou 8 ans) et Alexandre (5 ou 6 ans) (Ct Chambalon, 13-1-1691). À l'école de son père, il a déjà acquis une bonne expérience des travaux de la ferme, et n'hésite pas à en faire profiter ses proches, tant sur la « vieille terre» de Sainte-Famille » que sur la terre ancestrale. À l'âge de 22 ans, les parents de sa future épouse, Marie Bidet, donnent en avancement de leur héritage futur, une habitation, située en la paroisse de Saint-Jean, contenant trois arpents de terre de front et profondeur jusqu'a la route qui sépare l’île par le milieu et 150 livres. La mère du marié, Catherine Fievre, donne en avancement de sa succession future une jument d'un an» et 200 livres qu'elle s'engage à payer dans le cours des «six premières années a venir (Ct Genaple, 18-8-1691). À l'Aveu et Dénombrement de 1725 (p. 26), i1 a 40 arpents de terre labourable, avec maison, grange et étable (RAPQ 1951-53, p. 313). Le premier-né, Charles, baptisé le 23 novembre 1692, à Saint-Jean d'Orléans, y est inhumé le 5 décembre suivant. Par la suite, Charles Allaire II et Marie Bidet auront 11 enfants qui se sont tous mariés (voir la liste ci-dessus). Charles est inhumé le 24 juin 1742, en présence de sa femme et de ses enfants, à l'âge de 73 ans 9 mois, au cimetière du village où il a si longtemps vécu. Marie Bidet lui survit trois ans et est inhumée le 10 décembre 1745, à l'âge de`72 ans 7 mois. Jacques III, né le 18 janvier 1700, est notre ancêtre direct. Les photos : La Maison de nos Aïeux, centre d’histoire de l’île d’Orléans, est un ancien presbytère reconverti en centre d’interprétation; la Maison offre une vue d’ensemble sur l’histoire de l’île d’Orléans et des outils de référence sur les quelque 300 familles souches qui ont fondé l’Île. La Maison est située sur le site du Parc-des-Ancêtres-de-l’île-d’Orléans et tout près de l’église Sainte-Famille. Charles Allaire figure parmi les premiers concessionnaires de Sainte­ famille, sur les terres du nord-est au sud-ouest. C’est sur ce site du parc qu’a été installé en 2005 une plaque en hommage à l’ancêtre des Bilodeau, Jacques, qui est arrivé en Nouvelle-France vers 1652 et a épousé Geneviève Longchamp le 28 octobre 1654. Jacques Bilodeau a été propriétaire à Sainte Famille le 2 avril 1656. Rappelons-nous qu’Émilie Bilodeau, notre mère et épouse d’Élie Dallaire, est une descendante de Jacques Bilodeau. Sainte-Famille, Île d’Orléans Charles II, deuxième génération, fils de Charles Allaire et Catherine Fievre
Charles II et Marie Bidet
(Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire », Québec 1962)
CHARLES II a été baptisé le 15 septembre 1669, à Sainte-Famille d’Orléans. À l’âge de 22 ans, il s’est marié à Marie Bidet, 18 ans, le 19 novembre 1691, à Saint-Jean, île d’Orléans. À la suite du décès de son père, il est nommé tuteur remplaçant de ses frères et soeurs mineurs: François (17 ans), Joseph (15 ans), Catherine (14 ans), Louis (12 ans), Étienne (9 ou 10 ans), Françoise (8 ou 9 ans), Marguerite (7 ou 8 ans) et Alexandre (5 ou 6 ans) (Ct Chambalon, 13-1-1691). À l’école de son père, il a déjà acquis une bonne expérience des travaux de la ferme, et n’hésite pas à en faire profiter ses proches, tant sur la « vieille terre» de Sainte-Famille » que sur la terre ancestrale. À l’âge de 22 ans, les parents de sa future épouse, Marie Bidet, donnent en avancement de leur héritage futur, une habitation, située en la paroisse de Saint-Jean, contenant trois arpents de terre de front et profondeur jusqu’a la route qui sépare l’île par le milieu et 150 livres. La mère du marié, Catherine Fievre, donne en avancement de sa succession future une jument d’un an» et 200 livres qu’elle s’engage à payer dans le cours des «six premières années a venir (Ct Genaple, 18-8-1691). À l’Aveu et Dénombrement de 1725 (p. 26), i1 a 40 arpents de terre labourable, avec maison, grange et étable (RAPQ 1951-53, p. 313). Le premier-né, Charles, baptisé le 23 novembre 1692, à Saint-Jean d’Orléans, y est inhumé le 5 décembre suivant. Par la suite, Charles Allaire II et Marie Bidet auront 11 enfants qui se sont tous mariés (voir la liste ci-dessus). Charles est inhumé le 24 juin 1742, en présence de sa femme et de ses enfants, à l’âge de 73 ans 9 mois, au cimetière du village où il a si longtemps vécu. Marie Bidet lui survit trois ans et est inhumée le 10 décembre 1745, à l’âge de`72 ans 7 mois.
Jacques III, né le 18 janvier 1700, est notre ancêtre direct.

Les photos :
La Maison de nos Aïeux, centre d’histoire de l’île d’Orléans, est un ancien presbytère reconverti en centre d’interprétation; la Maison offre une vue d’ensemble sur l’histoire de l’île d’Orléans et des outils de référence sur les quelque 300 familles souches qui ont fondé l’Île. La Maison est située sur le site du Parc-des-Ancêtres-de-l’île-d’Orléans et tout près de l’église Sainte-Famille. Charles Allaire figure parmi les premiers concessionnaires de Sainte­ famille, sur les terres du nord-est au sud-ouest. C’est sur ce site du parc qu’a été installé en 2005 une plaque en hommage à l’ancêtre des Bilodeau, Jacques, qui est arrivé en Nouvelle-France vers 1652 et a épousé Geneviève Longchamp le 28 octobre 1654. Jacques Bilodeau a été propriétaire à Sainte Famille le 2 avril 1656. Rappelons-nous qu’Émilie Bilodeau, notre mère et épouse d’Élie Dallaire, est une descendante de Jacques Bilodeau.
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Château Richer Jacques III, troisième génération, fils de Charles II Allaire et Marie Bidet Jacques III et Angélique Cloutier (Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire », Québec 1962) Jacques a été baptisé le 18 janvier 1700 à Saint-Jean d'Orléans. Il est âgé de près de vingt-cinq-ans quand il épouse la veuve de Noël Gagnon, Angélique Cloutier, âgée de 32 ans, le 29 mai 1724 à Château-Richer. Jacques acquiert de son frère Etienne, marié à Geneviève Gagnon, fille qu’Angélique Cloutier a eu avec son premier mari, un lopin de terre au Château-Richer, en échange d'un lopin de terre à Saint..Jean d'Orléans (Cf Ct Sanguinet, 18-7-1750). Il vend comptant, pour la somme de 100 livres, un lopin de terre au Châtêau-Richer, échu à son épouse par voie d'héritage. Un fils, Jacques, baptisé le 17 juin 1733, est inhumé le 30 août suivant. Sans doute malade et incapable de cultiver sa terre, il l'afferme à son frère Joseph, marié à Anne Gagnon, l’autre fille f qu’Angélique Cloutier a également eu avec son premier mari. Jacques et Angélique ont mis au monde quatre enfants, dont François, le bébé de la famille et notre ancêtre direct. Angélique Cloutier décède à l'âge de cin quante-sept ans cinq mois et est inhumée le 16 décembre 1749 au Château-Richer. Sept mois plus tard, Jacques Allaire décède à l'âge de cinquante ans et demi et est inhumé le 16 juillet 1750, près de son épouse. Son frère Etienne est nommé tuteur et Charles Michel-Taillon, cousin germain d' Angélique Cloutier, est nommé tuteursubstitut des enfants mineurs: Marie-Thérèse (23 ans), Marie-Madeleine (22 ans) et François (16 ans). L'inventaire révèle un actif d'environ 1,500 livres en plus de la terre et des bâtiments (Ct Sanguinet, 18-7-1750) François IV est notre ancêtre direct La petite histoire de la sœur de Jacques III, Catherine Allaire, mérite d’être raconté brièvement, en raison de son mariage avec l’ancêtre des Savard, Joseph ou Jos-Siméon Savard. La grand-mère du côté paternel de notre mère, Émilie Bilodeau, est nulle autre qu’Anaïs-Adanaise Savard, une descendante directe (cinquième génération), de Catherine Allaire et de Joseph Savard. Joseph est le premier colon de l’île-aux-Coudres; il s’y installa vers 1720, alors qu’il était mariée avec Marie- Josephte Morel, sa première épouse, avec qui il eut plusieurs enfants qu’il a établis en leur cédant des terres. Vous pouvez consulter ci-dessus un document qui démontre qu’il est le premier colon. L'acte de mariage de Joseph-Simon Savard et Catherine Allaire indique seulement que l'époux habite l'Isle-aux-Coudres. L’acte indique aussi que l'épouse, Catherine Allaire, est veuve Joseph Lavoie. Affecté à la traverse L'Isle-aux-Coudres – Saint-Joseph-de-la-Rive, le nom du traversier Joseph-Savard rend hommage à ce premier colon de L'Isle-aux-Coudres.

 

Château Richer Jacques III, troisième génération, fils de Charles II Allaire et Marie Bidet
Jacques III et Angélique Cloutier
(Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire », Québec 1962)
Jacques a été baptisé le 18 janvier 1700 à Saint-Jean d’Orléans. Il est âgé de près de vingt-cinq-ans quand il épouse la veuve de Noël Gagnon, Angélique Cloutier, âgée de 32 ans, le 29 mai 1724 à Château-Richer. Jacques acquiert de son frère Etienne, marié à Geneviève Gagnon, fille qu’Angélique Cloutier a eu avec son premier mari, un lopin de terre au Château-Richer, en échange d’un lopin de terre à Saint..Jean d’Orléans (Cf Ct Sanguinet, 18-7-1750). Il vend comptant, pour la somme de 100 livres, un lopin de terre au Châtêau-Richer, échu à son épouse par voie d’héritage. Un fils, Jacques, baptisé le 17 juin 1733, est inhumé le 30 août suivant. Sans doute malade et incapable de cultiver sa terre, il l’afferme à son frère Joseph, marié à Anne Gagnon, l’autre fille f qu’Angélique Cloutier a également eu avec son premier mari. Jacques et Angélique ont mis au monde quatre enfants, dont François, le bébé de la famille et notre ancêtre direct. Angélique Cloutier décède à l’âge de cinquante-sept ans cinq mois et est inhumée le 16 décembre 1749 au Château-Richer. Sept mois plus tard, Jacques Allaire décède à l’âge de cinquante ans et demi et est inhumé le 16 juillet 1750, près de son épouse. Son frère Etienne est nommé tuteur et Charles Michel-Taillon, cousin germain d’ Angélique Cloutier, est nommé tuteursubstitut des enfants mineurs: Marie-Thérèse (23 ans), Marie-Madeleine (22 ans) et François (16 ans). L’inventaire révèle un actif d’environ 1,500 livres en plus de la terre et des bâtiments (Ct Sanguinet, 18-7-1750)
François IV est notre ancêtre direct
La petite histoire de la sœur de Jacques III, Catherine Allaire, mérite d’être raconté brièvement, en raison de son mariage avec l’ancêtre des Savard, Joseph ou Jos-Siméon Savard. La grand-mère du côté paternel de notre mère, Émilie Bilodeau, est nulle autre qu’Anaïs-Adanaise Savard, une descendante directe (cinquième génération), de Catherine Allaire et de Joseph Savard. Joseph est le premier colon de l’île-aux-Coudres; il s’y installa vers 1720, alors qu’il était mariée avec Marie- Josephte Morel, sa première épouse, avec qui il eut plusieurs enfants qu’il a établis en leur cédant des terres. Vous pouvez consulter ci-dessus un document qui démontre qu’il est le premier colon. L’acte de mariage de Joseph-Simon Savard et Catherine Allaire indique seulement que l’époux habite l’Isle-aux-Coudres. L’acte indique aussi que l’épouse, Catherine Allaire, est veuve Joseph Lavoie. Affecté à la traverse L’Isle-aux-Coudres – Saint-Joseph-de-la-Rive, le nom du traversier Joseph-Savard rend hommage à ce premier colon de L’Isle-aux-Coudres.
 

Château-Richer François IV, quatrième génération, fils de Jacques Allaire et d’Angélique Cloutier François IV et Marie-Anne Delage (Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire Québec 1962) François Allaire est le premier de nos ancêtres directs à migrer à L’Île-aux-Coudres. François est baptisé le 19 août 1734 au Château-Richer. Il hérite de ses parents. Il est présent au contrat de mariage de sa sœur Madeleine. À titre de tuteur, son oncle Étienne est témoin à son contrat de mariage. François, 20 ans et Marie-Anne Delage, 22 ans, se marient le 25 novembre 1754 à Saint-Jean, ile d’Orléans; Marie-Anne est orpheline de père. Le fait que sa tante, Catherine Allaire, a marié en 1727, Joseph Savard qui possédait des terres sur l’’Isle, à titre de premier colon, est sûrement un facteur qui explique que François et Marie-Anne s’installent à l’ile aux Coudres en 1755; de l’année 1755 à l’année 1770 naissent cinq fils et six filles, dont seulement deux fils décèdent en bas âge. Au recensement de 1762, à l’ile aux Coudres, il a huit arpents de terre labourable et onze têtes de bétail. François décède le 4 janvier 1769, à l’âge de 34 ans, à L’Isle-aux-Coudres. De toute évidence en meilleure santé, sa femme, Marie-Anne Delage, décède le 8 novembre 1809, à l’âge de 77 ans, à Saint-Louis, L’Isle-aux-Coudres. Parmi les enfants de François et Marie-Anne, c’est Joseph-Marie V, né le 8 avril 1763, qui est notre ancêtre direct. Il faut souligner que François est l’ancêtre du peintre Jean Dallaire, né en 1916 et décédé à 49 ans, qui fait partie des grands maîtres canadiens; le peintre est un cousin au 6e degré d’Élie DALLAIRE. Le journaliste Georges-E. Carrière, en parle en 1971 : « Dallaire était un artiste exigeant, minutieux à l’extrême et ne laissait aucun détail au hasard. En plus de connaître les outils de son métier et la matière avec laquelle il œuvrait, Dallaire voyait avec son cœur aussi bien qu’avec ses yeux. Il s’efforçait de comprendre, d’aimer son sujet. » (Radio-Canada, reportage publié le 29 mai 2016). Deux œuvres sont présentées ci-dessus ainsi que la photo du peintre.

Château-Richer

François IV, quatrième génération, fils de Jacques Allaire et d’Angélique Cloutier
François IV et Marie-Anne Delage
(Texte adapté à partir de l’ouvrage de Violette Allaire, « Les familles Allaire et Dallaire Québec 1962)
François Allaire est le premier de nos ancêtres directs à migrer à L’Île-aux-Coudres.
François est baptisé le 19 août 1734 au Château-Richer. Il hérite de ses parents. Il est présent au contrat de mariage de sa sœur Madeleine. À titre de tuteur, son oncle Étienne est témoin à son contrat de mariage. François, 20 ans et Marie-Anne Delage, 22 ans, se marient le 25 novembre 1754 à Saint-Jean, ile d’Orléans; Marie-Anne est orpheline de père. Le fait que sa tante, Catherine Allaire, a marié en 1727, Joseph Savard qui possédait des terres sur l’’Isle, à titre de premier colon, est sûrement un facteur qui explique que François et Marie-Anne s’installent à l’ile aux Coudres en 1755; de l’année 1755 à l’année 1770 naissent cinq fils et six filles, dont seulement deux fils décèdent en bas âge. Au recensement de 1762, à l’ile aux Coudres, il a huit arpents de terre labourable et onze têtes de bétail. François décède le 4 janvier 1769, à l’âge de 34 ans, à L’Isle-aux-Coudres. De toute évidence en meilleure santé, sa femme, Marie-Anne Delage, décède le 8 novembre 1809, à l’âge de 77 ans, à Saint-Louis, L’Isle-aux-Coudres.
Parmi les enfants de François et Marie-Anne, c’est Joseph-Marie V, né le 8 avril 1763, qui est notre ancêtre direct.

Il faut souligner que François est l’ancêtre du peintre Jean Dallaire, né en 1916 et décédé à 49 ans, qui fait partie des grands maîtres canadiens; le peintre est un cousin au 6e degré d’Élie DALLAIRE. Le journaliste Georges-E. Carrière, en parle en 1971 : « Dallaire était un artiste exigeant, minutieux à l’extrême et ne laissait aucun détail au hasard. En plus de connaître les outils de son métier et la matière avec laquelle il œuvrait, Dallaire voyait avec son cœur aussi bien qu’avec ses yeux. Il s’efforçait de comprendre, d’aimer son sujet. » (Radio-Canada, reportage publié le 29 mai 2016). Deux œuvres sont présentées ci-dessus ainsi que la photo du peintre.

 

Île-aux-Coudres Joseph-Marie V, cinquième génération, fils de François Allaire et de Marie-Anne Delage Joseph-Marie V et Madeleine Savard Joseph-Marie Dallaire est né le 8 avril 1763 dans la paroisse de Saint-Louis de L’Île-aux-Coudres. Joseph-Marie épousa, à l’âge de 21 ans, Madeleine Savard, fille de Charles Savard, dont le père était Joseph Savard, a été le premier habitant de L’Île-aux-Coudres. Joseph Savard avait pris en concession, des messieurs du Séminaire, seize arpents de terre qu’il partagea, plus tard, entre ses garçons et ses filles, dont son fils Charles; ce dernier a été le chef de tous les Savard qui ont habité L’Île-aux-Coudres après lui. (Histoire de L’Île-aux-Coudres : depuis son établissement jusqu’à nos jours, Alexis Mailloux, 1879, Google livres) En 1750, Joseph Simon Savard et Catherine Dallaire, « étant âgés et malades proposent à leurs cinq enfants de s’établir sur leur terre et de la faire valoir et de les soulager jusqu’à leur mort »; en retour, chacun des enfants, dont leur fils Charles, reçut une part de la terre paternelle. (Adapté de https://sites.google.com/site/histoiredesharveyquebecois/home) C’est ainsi que Joseph-Marie et Madeleine se sont établis sur la terre de Charles Savard, située au Cap à Labranche (voir la carte ci-dessus); ils eurent ensemble quatre enfants, dont deux fils et deux filles. Madeleine Savard décéda le 15 décembre 1795, à l’âge de 38 ans. Neuf mois plus tard, Joseph-Marie, âgé de 33 ans, se marie en secondes noces avec Victoire Desgagnés, 22 ans, le neuf septembre 1796, à L’Île-aux-Coudres. Sept enfants sont nés de leur union; trois filles et quatre fils, dont Louis, né le 13 juin 1803. Joseph-Marie-Dallaire est décédé le 9 septembre 1810, a La Malbaie, à l’âge de 47 ans. Quatre ans plus tard, Victoire Desgagné a épousé en secondes noces, à l’âge de 40 ans, Marcel Fortin, 44 ans, le 18 octobre 1814; elle est décédée le 21 juin 1838, à La Malbaie, à l’âge de 64 ans. La petite histoire de la sœur de Joseph-Marie, Marie-Madeleine Dallaire, mérite d’être racontée brièvement, en raison de son mariage avec Joseph Bilodeau. En effet, Marie-Madeleine Dallaire s’est mariée, à l’âge de 25 ans, avec Joseph Bilodeau, âgé de 40 ans, à Saint-Louis de L’Île-aux-Coudres, le 19 mai 1794. Joseph Bilodeau est un ancêtre direct de la famille de Wilfrid Bilodeau, le père d’Émilie Bilodeau. Le tableau ci-dessus montre qu’Émilie est une arrière-arrière-petite-fille de Marie-Madeleine Dallaire et de Joseph Bilodeau; autrement dit, Marie-Madeleine Dallaire est une ancêtre à la quatrième génération d’Émilie Bilodeau.

Île-aux-Coudres Joseph-Marie V, cinquième génération, fils de François Allaire et de Marie-Anne Delage
Joseph-Marie V et Madeleine Savard
Joseph-Marie Dallaire est né le 8 avril 1763 dans la paroisse de Saint-Louis de L’Île-aux-Coudres. Joseph-Marie épousa, à l’âge de 21 ans, Madeleine Savard, fille de Charles Savard, dont le père était Joseph Savard, a été le premier habitant de L’Île-aux-Coudres. Joseph Savard avait pris en concession, des messieurs du Séminaire, seize arpents de terre qu’il partagea, plus tard, entre ses garçons et ses filles, dont son fils Charles; ce dernier a été le chef de tous les Savard qui ont habité L’Île-aux-Coudres après lui. (Histoire de L’Île-aux-Coudres : depuis son établissement jusqu’à nos jours, Alexis Mailloux, 1879, Google livres) En 1750, Joseph Simon Savard et Catherine Dallaire, « étant âgés et malades proposent à leurs cinq enfants de s’établir sur leur terre et de la faire valoir et de les soulager jusqu’à leur mort »; en retour, chacun des enfants, dont leur fils Charles, reçut une part de la terre paternelle. (Adapté de https://sites.google.com/site/histoiredesharveyquebecois/home) C’est ainsi que Joseph-Marie et Madeleine se sont établis sur la terre de Charles Savard, située au Cap à Labranche (voir la carte ci-dessus); ils eurent ensemble quatre enfants, dont deux fils et deux filles. Madeleine Savard décéda le 15 décembre 1795, à l’âge de 38 ans.
Neuf mois plus tard, Joseph-Marie, âgé de 33 ans, se marie en secondes noces avec Victoire Desgagnés, 22 ans, le neuf septembre 1796, à L’Île-aux-Coudres. Sept enfants sont nés de leur union; trois filles et quatre fils, dont Louis, né le 13 juin 1803. Joseph-Marie-Dallaire est décédé le 9 septembre 1810, a La Malbaie, à l’âge de 47 ans. Quatre ans plus tard, Victoire Desgagné a épousé en secondes noces, à l’âge de 40 ans, Marcel Fortin, 44 ans, le 18 octobre 1814; elle est décédée le 21 juin 1838, à La Malbaie, à l’âge de 64 ans.
La petite histoire de la sœur de Joseph-Marie, Marie-Madeleine Dallaire, mérite d’être racontée brièvement, en raison de son mariage avec Joseph Bilodeau. En effet, Marie-Madeleine Dallaire s’est mariée, à l’âge de 25 ans, avec Joseph Bilodeau, âgé de 40 ans, à Saint-Louis de L’Île-aux-Coudres, le 19 mai 1794. Joseph Bilodeau est un ancêtre direct de la famille de Wilfrid Bilodeau, le père d’Émilie Bilodeau. Le tableau ci-dessus montre qu’Émilie est une arrière-arrière-petite-fille de Marie-Madeleine Dallaire et de Joseph Bilodeau; autrement dit, Marie-Madeleine Dallaire est une ancêtre à la quatrième génération d’Émilie Bilodeau.

 

Île-aux-Coudres Louis VI, sixième génération, fils de Joseph-Marie Dallaire et de Victoire Desgagnés Louis VI et Luce Dufour Le problème de saturation des terres qui se fait sentir dans Charlevoix au milieu du XIXe siècle, va entraîner, dès les années 1830, la création d’une nouvelle région, le Saguenay. Ce sont les couples aux prises avec une charge familiale plus importante, qui ont opté pour l’émigration vers la région de colonisation. Cette migration répondait à un besoin, dans un contexte où il devenait de plus en plus difficile d’augmenter son capital foncier et de pourvoir à l’établissement des enfants. (Hamel, M. (1993). De Charlevoix au Saguenay : caractéristiques des familles émigrantes au XIXe siècle. Revue d’histoire de l’Amérique française, 47 (1), 5–25. https://doi.org/10.7202/305180ar) Sous la pression de la population de La Malbaie, exercée dans le contexte des Troubles de 1837-1838, le gouvernement du Bas-Canada avait encouragé le départ, dès le printemps 1838, d’un groupe de colons vers le Saguenay. Dirigée par Alexis Tremblay et Thomas Simard, la Société des Vingt-et-un part de La Malbaie dès l’ouverture de la navigation et vient s’installer à l’Anse-Saint-Jean puis à la Grande-Baie. Cette Société veut se livrer à l’exploitation de la forêt et au commerce du bois alors que la culture de la terre est strictement défendue par la Compagnie de la Baie d’Hudson qui règne encore en maître en ce pays. Les leaders du groupe ne sont finalement que les agents inavoués de William Price, grand marchand de bois de Québec, qui achète tous les établissements de la Société au Saguenay et confirme son monopole sur l’exploitation du bois en 1842. (Le Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1850. Rapport spécial de Jacques Crémazie (1988) C’est dans ce contexte que Louis Dallaire débarque à la Grande Baie en octobre 1838. (voir A) avec sa femme Luce Dufour qui a déjà mis au monde sept de leurs enfants nés à La Malbaie; trois autres enfants, dont William le bébé de la famille, naitront au Saguenay après leur arrivée. (voir D). Louis s’installe à l’Anse St-Jean, où pendant les décennies suivantes, il gagnera sa vie en travaillant dans l’exploitation forestière au cours de l’hiver; en été, il s’acharnera à rendre sa terre plus productive (voir F et G); surtout à partir de 1842, année où les colons furent libres de faire des défrichements. (Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, 1er éd. 1938, éd. nouv. 1968). Au cours de l’été 1842, cette colonisation hâtive avait même fait l’objet d’un rapport étoffé de la part de l’arpenteur Jean-Baptiste Duberger. Délégué spécialement pour aller vérifier sur place l’état de la marche du peuplement, Duberger avait eu en effet la surprise de constater que la récupération des terres était en proie à une véritable anarchie qui régnait surtout à la baie des Ha! Ha! et à l’Anse St-Jean, dans une moindre mesure, des familles de squatters occupaient déjà d’importantes superficies, sans trop se soucier des droits de propriété. (Adapté Bouchard (Russel Aurore Bouchard Histoire de Chicoutimi. Volume 1er. La fondation 1842-1893. Histoire de Chicoutimi.Volume 1er. La fondation 1842-1893) Le gouvernement mène des études, mais demeure incapable de planifier une action efficace sur le territoire même, laissant aux entrepreneurs forestiers ou aux sociétés de colonisation le soin d’encadrer la vie sociale et économique. Si certains travaux sont entrepris pour ouvrir des voies d’accès à la région, chemin menant de La Malbaie à Saint-Alexis et entre Baie-Saint-Paul/Saint-Urbain et Grande-Baie, ainsi que les routes intérieures reliant Chicoutimi au lac Saint-Jean, les efforts consentis sont bien insuffisants et les colons continueront de manifester leur mécontentement devant la lenteur et l’inefficacité générales des interventions gouvernementales. (Le Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1850. Rapport spécial de Jacques Crémazie (1988) Le recensement de 1851 (voir E) permet de constater que huit de leurs enfants demeurent avec Louis et Luce; Domitilde, l’aînée, s’est mariée en 1846 et sa sœur puinée, Flavie, en 1849; elles ont dû s’établir à Grande Baie. C’est d’ailleurs chez sa fille Flavie, qui réside à Grande Baie, que Louis vit selon le recensement de 1871. (voir I). Louis, né le 13 juin 1803 à L’Île-aux-Coudres, est décédé le 29 septembre 1889 à La Baie, à l’âge de 86 ans. Louis Dallaire est, parmi tous ceux qui l’ont précédé depuis Charles Allaire (voir J), l’ancêtre direct qui a bénéficié de la plus longue vie; Il a vécu 22 ans de plus que sa femme, Luce Dufour, décédée en 1867. Parmi les enfants de Louis et Luce, c’est Louis VI, né en 1803, qui est notre ancêtre direct. On peut dire qu’en 1870 la conquête du Saguenay par la colonisation était un fait accompli… La région du bas Saguenay possédait sept paroisses en plein développement et huit églises. (Adapté de Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, 1er éd. 1938, éd. nouv. 1968)

Île-aux-Coudres Louis VI, sixième génération, fils de Joseph-Marie Dallaire et de Victoire Desgagnés
Louis VI et Luce Dufour
Le problème de saturation des terres qui se fait sentir dans Charlevoix au milieu
du XIXe siècle, va entraîner, dès les années 1830, la création d’une nouvelle région, le Saguenay. Ce sont les couples aux prises avec une charge familiale plus importante, qui ont opté pour l’émigration vers la région de colonisation. Cette migration répondait à un besoin, dans un contexte où il devenait de plus en plus difficile d’augmenter son capital foncier et de pourvoir à l’établissement des enfants. (Hamel, M. (1993). De Charlevoix au Saguenay : caractéristiques des familles émigrantes au XIXe siècle. Revue d’histoire de l’Amérique française, 47 (1), 5–25. https://doi.org/10.7202/305180ar)
Sous la pression de la population de La Malbaie, exercée dans le contexte des Troubles de 1837-1838, le gouvernement du Bas-Canada avait encouragé le départ, dès le printemps 1838, d’un groupe de colons vers le Saguenay. Dirigée par Alexis Tremblay et Thomas Simard, la Société des Vingt-et-un part de La Malbaie dès l’ouverture de la navigation et vient s’installer à l’Anse-Saint-Jean puis à la Grande-Baie. Cette Société veut se livrer à l’exploitation de la forêt et au commerce du bois alors que la culture de la terre est strictement défendue par la Compagnie de la Baie d’Hudson qui règne encore en maître en ce pays. Les leaders du groupe ne sont finalement que les agents inavoués de William Price, grand marchand de bois de Québec, qui achète tous les établissements de la Société au Saguenay et confirme son monopole sur l’exploitation du bois en 1842. (Le Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1850. Rapport spécial de Jacques Crémazie (1988)
C’est dans ce contexte que Louis Dallaire débarque à la Grande Baie en octobre 1838. (voir A) avec sa femme Luce Dufour qui a déjà mis au monde sept de leurs enfants nés à La Malbaie; trois autres enfants, dont William le bébé de la famille, naitront au Saguenay après leur arrivée. (voir D). Louis s’installe à l’Anse St-Jean, où pendant les décennies suivantes, il gagnera sa vie en travaillant dans l’exploitation forestière au cours de l’hiver; en été, il s’acharnera à rendre sa terre plus productive (voir F et G); surtout à partir de 1842, année où les colons furent libres de faire des défrichements. (Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, 1er éd. 1938, éd. nouv. 1968).Au cours de l’été 1842, cette colonisation hâtive avait même fait l’objet d’un rapport étoffé de la part de l’arpenteur Jean-Baptiste Duberger. Délégué spécialement pour aller vérifier sur place l’état de la marche du peuplement, Duberger avait eu en effet la surprise de constater que la récupération des terres était en proie à une véritable anarchie qui régnait surtout à la baie des Ha! Ha! et à l’Anse St-Jean, dans une moindre mesure, des familles de squatters occupaient déjà d’importantes superficies, sans trop se soucier des droits de propriété. (Adapté Bouchard (Russel Aurore Bouchard Histoire de Chicoutimi. Volume 1er. La fondation 1842-1893. Histoire de Chicoutimi.Volume 1er. La fondation 1842-1893)
Le gouvernement mène des études, mais demeure incapable de planifier une action efficace sur le territoire même, laissant aux entrepreneurs forestiers ou aux sociétés de colonisation le soin d’encadrer la vie sociale et économique. Si certains travaux sont entrepris pour ouvrir des voies d’accès à la région, chemin menant de La Malbaie à Saint-Alexis et entre Baie-Saint-Paul/Saint-Urbain et Grande-Baie, ainsi que les routes intérieures reliant Chicoutimi au lac Saint-Jean, les efforts consentis sont bien insuffisants et les colons continueront de manifester leur mécontentement devant la lenteur et l’inefficacité générales des interventions gouvernementales. (Le Saguenay–Lac-Saint-Jean en 1850. Rapport spécial de Jacques Crémazie (1988)
Le recensement de 1851 (voir E) permet de constater que huit de leurs enfants demeurent avec Louis et Luce; Domitilde, l’aînée, s’est mariée en 1846 et sa sœur puinée, Flavie, en 1849; elles ont dû s’établir à Grande Baie. C’est d’ailleurs chez sa fille Flavie, qui réside à Grande Baie, que Louis vit selon le recensement de 1871. (voir I). Louis, né le 13 juin 1803 à L’Île-aux-Coudres, est décédé le 29 septembre 1889 à La Baie, à l’âge de 86 ans. Louis Dallaire est, parmi tous ceux qui l’ont précédé depuis Charles Allaire (voir J), l’ancêtre direct qui a bénéficié de la plus longue vie; Il a vécu 22 ans de plus que sa femme, Luce Dufour, décédée en 1867.
Parmi les enfants de Louis et Luce, c’est Louis VI, né en 1803, qui est notre ancêtre direct.
On peut dire qu’en 1870 la conquête du Saguenay par la colonisation était un fait accompli… La région du bas Saguenay possédait sept paroisses en plein développement et huit églises. (Adapté de Victor Tremblay, Histoire du Saguenay depuis les origines jusqu’à 1870, 1er éd. 1938, éd. nouv. 1968)

 

Saguenay William (Guillaume) VII, septième génération, fils de Louis Dallaire et de Luce Dufour Guillaume VII Dallaire William et Georgina Gonthier William (Guillaume) Dallaire est né à La Baie en 1844; il se maria le 12 février 1866, à l’âge de 22 ans, avec Georgina Gonthier, âgée de 24 ans, à Grande-Baie. William et Georgina vécurent plusieurs années à L’Anse-Saint-Jean au cours desquelles cinq de leurs huit enfants vinrent au monde. (voir D) Pendant ces années, l’ouverture en 1846 et 1847 des cantons Laterrière et Jonquière et le succès de la colonisation du Saguenay ont fait en sorte que l’espace agricole utilisable dans le Haut-Saguenay était déjà largement occupé (Adapté de Gaston Gagnon, Un pays neuf. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean en évolution.) Par ailleurs, préoccupé par l’exode de ses paroissiens et la perte de leur foi qui les menace aux États-Unis, Nicolas-Tolentin Hébert s’engage énergiquement dès 1848 à établir un groupe de colons au Lac-Saint-Jean. C’est là la solution idéale pour la Société des comtés de L’Islet et de Kamouraska dont Hébert est à la tête, car les terres dans le Bas-du-Fleuve sont trop chères et celles au Saguenay sont déjà passablement occupées. ( https://www.journaldequebec.com/2013/03/30/hebertville-ou-la-mere-des-paroisses-jeannoises) Il est probable que les obligations familiales et la rareté des terres disponibles au Saguenay ont conduit William à prendre la décision de déménager au Lac-Saint-Jean en 1876. Le rapport du Commissaire des terres de la Couronne au 30 juin 1877 précise que dans le canton Métabetchouan 25 356 acres de terre ont été arpentés et sont en vente. (voir G); c’est sur ce territoire que William acheta une terre qui semblait propice à l’agriculture. (Voir B et C). Par ailleurs, il était temps que William arrive à Métabetchouan; en 1876, l’occupation des terres du Lac-Saint-Jean avait déjà atteint un sommet impressionnant par rapport à 1851. (voir E) Georgina mit trois autres filles au monde à Métabetchouan; en 1885, la famille comptait six filles et deux fils, David et Joseph. David se maria en 1888 avec Sophie Villeneuvre; ils s’établirent dans la paroisse de Saint-Cœur-de-Marie où ils eurent 8 enfants, selon le recensement de 1911. Quatre des six filles de William et Georgina se marièrent jeunes, de telle sorte que, lors du recensement de 1901, deux demeuraient encore avec leurs parents. De plus, le recensement de 1901 indique que leur fils Joseph et son épouse Laura Castonguay demeuraient sur la même terre que William avec leurs trois premiers enfants; probablement au sein d’une habitation multigénérationnelle, comme c’était fréquemment le cas à cette époque. (voir H) Le recensement de 1911 permet de constater que William et Geogina demeurent au village de Saint-Jérôme; la gare du village illustre la place centrale du train à cette époque. (Voir F) Joseph demeure toujours sur la terre paternelle avec Laura, son épouse; quatre enfants, dont Élie; mariés depuis 23 ans, le couple a alors sept enfants. William est décédé le 8 juin 1918 et Georgina, dix ans plus tard, le 12 décembre 1928. Parmi les enfants de William et Georgina, c’est Joseph VIII qui est notre ancêtre direct. La petite histoire du frère de William, Louis Allen, mérite d’être racontée brièvement. William et Louis Allen sont les fils de Louis Dallaire et de Luce Dufour. Louis Allen a épousé Marie Boudreault en 1862. Louis Allen et Marie ont donné naissance à Amélia Dallaire en 1872; Amélia s’est mariée avec Elzéar Côté le 25 novembre 1890, à Hébertville. Amélia et Elzéar ont donné naissance à Louise-Marie Côté en 1891. Louise-Marie Côté a épousé Abraham Côté en 1910; Gérard Côté est né de l’union de Louise-Marie et d’Abraham en 1926. Gérard Côté a épousé Rollande Dallaire en 1948. Rollande et Gérard ont un ancêtre commun qui s’appelle Louis Dallaire. Gérard COTÉ est un descendant à la 4e génération de Louis DALLAIRE. Rollande DALLAIRE est une descendante à la 4e génération de Louis DALLAIRE.

Saguenay William (Guillaume) VII, septième génération, fils de Louis Dallaire et de Luce Dufour Guillaume VII Dallaire
William et Georgina Gonthier
William (Guillaume) Dallaire est né à La Baie en 1844; il se maria le 12 février 1866, à l’âge de 22 ans, avec Georgina Gonthier, âgée de 24 ans, à Grande-Baie. William et Georgina vécurent plusieurs années à L’Anse-Saint-Jean au cours desquelles cinq de leurs huit enfants vinrent au monde. (voir D) Antérieurement, l’ouverture en 1846 et 1847 des cantons Laterrière et Jonquière et le succès de la colonisation du Saguenay ont fait en sorte que l’espace agricole utilisable dans le Haut-Saguenay était déjà largement occupé (Adapté de Gaston Gagnon, Un pays neuf. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean en évolution.) Par ailleurs, préoccupé par l’exode de ses paroissiens et la perte de leur foi qui les menace aux États-Unis, Nicolas-Tolentin Hébert s’engage énergiquement dès 1848 à établir un groupe de colons au Lac-Saint-Jean. C’est là la solution idéale pour la Société des comtés de L’Islet et de Kamouraska dont Hébert est à la tête, car les terres dans le Bas-du-Fleuve sont trop chères et celles au Saguenay sont déjà passablement occupées. (https://www.journaldequebec.com/2013/03/30/hebertville-ou-la-mere-des-paroisses-jeannoises,Félix Lafrance, historien, collaboration spéciale)
Il est probable que les obligations familiales et la rareté des terres disponibles au Saguenay ont conduit William à prendre la décision de déménager au Lac-Saint-Jean en 1876. Le rapport du Commissaire des terres de la Couronne au 30 juin 1877 précise que dans le canton Métabetchouan 25 356 acres de terre ont été arpentés et sont en vente. (voir G); c’est sur ce territoire que William acheta une terre qui semblait propice à l’agriculture. (Voir B et C). Par ailleurs, il était temps que William arrive à Métabetchouan; en 1876, l’occupation des terres du Lac-Saint-Jean avait déjà atteint un sommet impressionnant par rapport à 1851. (voir E)
Georgina mit trois autres filles au monde à Métabetchouan; en 1885, la famille comptait six filles et deux fils, David et Joseph. David se maria en 1888 avec Sophie Villeneuvre; ils s’établirent dans la paroisse de Saint-Cœur-de-Marie où ils eurent 8 enfants, selon le recensement de 1911. Quatre des six filles de William et Georgina se marièrent jeunes, de telle sorte que, lors du recensement de 1901, deux demeuraient encore avec leurs parents. De plus, le recensement de 1901 indique que leur fils Joseph et son épouse Laura Castonguay demeuraient sur la même terre que William avec leurs trois premiers enfants; probablement au sein d’une habitation multigénérationnelle, comme c’était fréquemment le cas à cette époque. (voir H) Le recensement de 1911 permet de constater que William et Geogina demeurent au village de Saint-Jérôme; la gare du village illustre la place centrale du train à cette époque. (Voir F) Joseph demeure toujours sur la terre paternelle avec Laura, son épouse; quatre enfants, dont Élie; mariés depuis 23 ans, le couple a alors sept enfants.
William est décédé le 8 juin 1918 et Georgina, dix ans plus tard, le 12 décembre 1928. Parmi les enfants de William et Georgina, c’est Joseph VIII qui est notre ancêtre direct.
La petite histoire du frère de William, Louis Allen, mérite d’être racontée brièvement. William et Louis Allen sont les fils de Louis Dallaire et de Luce Dufour. Louis Allen a épousé Marie Boudreault en 1862. Louis Allen et Marie ont donné naissance à Amélia Dallaire en 1872; Amélia s’est m
ariée avec Elzéar Côté le 25 novembre 1890, à Hébertville. Amélia et Elzéar ont donné naissance à Louise-Marie Côté en 1891. Louise-Marie Côté a épousé Abraham Côté en 1910; Gérard Côté est né de l’union de Louise-Marie et d’Abraham en 1926. Gérard Côté a épousé Rollande Dallaire en 1948. Rollande et Gérard ont un ancêtre commun qui s’appelle Louis Dallaire.
Gérard COTÉ est un descendant à la 4e génération de Louis DALLAIRE.
Rollande DALLAIRE est une descendante à la 4e génération de Louis DALLAIRE.

 

Lac-à-la-Croix Joseph VIII Dallaire, huitième génération, fils de William Dallaire et de Georgina Gonthier Joseph Dallaire et Laura Castonguay Joseph Dallaire est né le 14 novembre 1868, à L’Anse-Saint-Jean. Joseph se maria avec Laura Castonguay le 10 avril 1893, à la première chapelle de la mission Cascouia (plus tard, Saint-Cyriac) du Lac Kénogami, construite en 1869 et située dans le canton de Kénogami. Pendant la période où le couple vivait sur la ferme de William, le père de Joseph, Laura a donné naissance à leurs 11 enfants, nés entre 1896 et 1918 ; leur famille comptait sept filles et quatre fils. Élie, mon père, le quatrième enfant, est né en 1902, à la suite de l’ainé, Justin, d’Adélard et de Marie Anne ; Diane, née en 1804, Diane décéda en 1807. Charles, le dernier fils, est né vers 1806. La vie de la famille de Joseph et Laura prit un tournant favorable après la naissance du bébé de la famille, Étiennette, née en 1918 et le décès la même année de William, père de Joseph. En effet, Joseph, alors qu’il était âgé de 51 ans, a acheté en 1919 la terre de Joseph Villeneuve (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 42) ; c’était une très bonne terre, située dans le rang Caron, dans la paroisse de Sainte-Croix. Pour bien comprendre la suite de la vie de la famille de Joseph et Laura, il est utile de détailler les liens entre les Villeneuve et les Dallaire. Fils de Claude Villleneuve, Joseph Villeneuve est le frère de Sophie Villeneuve ; cette dernière a épousé en 1888 le frère ainé de Joseph Dallaire, David ; par conséquent, Sophie est la belle-sœur de Joseph Dallaire. De plus, le frère ainé de Joseph Dallaire, Justin, a épousé une cousine de Joseph Villeneuve, Antoinette Villeneuve. Un an après que Joseph Villeneuve a vendu sa terre à Joseph Dallaire, le deuxième fils de ce dernier, Adélard Dallaire, a épousé, en juillet 1920, Berta Villeneuve qui était la fille du même Joseph Villeneuve. Force est de constater que le recensement de 1921 illustre très bien la réalité de la famille de Joseph et Laura à cette époque. En effet, on constate que neuf des enfants de Joseph et Laura vivent sur la ferme. Justin ne figure pas sur la liste ; il est en train de développer un commerce de matériaux de construction à Alma. Diane, décédée à l’âge de trois ans, n’y figure pas non plus. Élie, mon futur père, est âgé de 19 ans. Berta Villeneuve y vit également, à la suite de son mariage avec Adélard en 1920. Le même recensement montre également la proximité entre les fermes de Joseph Dallaire et de Wilfrid Bilodeau, mon futur grand-père maternel. On constate que Wilfrid Bilodeau vit sur une ferme, située tout près de celle de Joseph Dallaire, avec sa deuxième femme, Délina Tremblay, qu’il a épousé en 1918 ; neuf des enfants que Wilfrid a eus avec sa première femme, Anaïs Savard, vivent avec lui et Délina. Eulalie Rochefort, la troisième femme du père de Wilfrid, Damase Bilodeau décédé en 1907, vit également avec toute la famille. Émilie Bilodeau, ma future mère, est alors âgé de 14 ans. Probablement que la proximité a favorisé le mariage d’Élie avec Émilie Bilodeau, qui eut lieu le 4 septembre 1923, à Lac-à-la-Croix. Élie et Émilie se sont installés sur la ferme de Joseph et Laura, vivant dans la même maison transformée en habitation multigénérationnelle. C’est en ce lieu qu’Émilie mit au monde huit des onze enfants qu’elle aura avec Élie. Pendant toutes ces années, Élie s’est donné corps et âme aux travaux agricoles sur la ferme paternelle ; mon père entretenait l’espoir légitime d’hériter de la terre sur laquelle il a travaillé pendant près de vingt ans. Le destin d’Élie et de sa famille prit une tournure tragique, lorsque Joseph Dallaire et Laura Castonguay brisèrent le rêve de leur fils Élie. En effet, « le 20 juillet 1938, Joseph Dallaire cède sa ferme à Adélard et, en septembre 1964, son petit-fils Benoît en fait l’acquisition. Celui-ci la vend à son fils Camil. Aujourd’hui, cette ferme est toujours située au 1056, route 169. » (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 42). En cette année 1938, les planètes étaient bien alignées pour Adélard Dallaire, heureux héritier du bien paternel, qui devenait ainsi un producteur agricole à part entière ; statut qui lui permit de poursuivre, sur une base économique solide, son rôle dans le développement de la vie agricole de Lac-à-la-Croix. C’est ainsi que six ans plus tard, « le 10 mai 1944, le syndicat coopératif agricole de Sainte-Croix débute ses opérations. Adélard en devient le premier gérant et peut compter sur des appuis importants… Seuls les agriculteurs y avaient droit de vote » (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 43) Je suis d’avis que deux facteurs ont joué en faveur d’Adélard ; d’abord, sa forte personnalité et sa notoriété au sein de sa communauté paroissiale ; ensuite, son mariage avec Berta Villeneuve, qui parachevait les liens noués antérieurement entre les familles Dallaire et Villeneuve. Pendant les décennies suivantes, Élie et sa famille ont chèrement payé le prix de cette profonde injustice familiale. Joseph Dallaire est décédé le 12 janvier 1951, à Lac-à-la-Croix, à l’âge de 82 ans. Laura Castonguay vécut 11 ans de plus que Joseph ; elle décéda le 1er mars 1970, à Saint-Jérôme, à l’âge de 93 ans.
Lac-à-la-Croix Joseph VIII Dallaire, huitième génération, fils de William Dallaire et de Georgina Gonthier
Joseph Dallaire et Laura Castonguay
Joseph Dallaire est né le 14 novembre 1868, à L’Anse-Saint-Jean. Joseph se maria avec Laura Castonguay le 10 avril 1893, à la première chapelle de la mission Cascouia (plus tard, Saint-Cyriac) du Lac Kénogami, construite en 1869 et située dans le canton de Kénogami. Pendant la période où le couple vivait sur la ferme de William, le père de Joseph, Laura a donné naissance à leurs 11 enfants, nés entre 1896 et 1918 ; leur famille comptait sept filles et quatre fils. Élie, mon père, le quatrième enfant, est né en 1902, à la suite de l’ainé, Justin, d’Adélard et de Marie Anne ; Diane, née en 1804, Diane décéda en 1807. Charles, le dernier fils, est né vers 1806.
La vie de la famille de Joseph et Laura prit un tournant favorable après la naissance du bébé de la famille, Étiennette, née en 1918 et le décès la même année de William, père de Joseph. En effet, Joseph, alors qu’il était âgé de 51 ans, a acheté en 1919 la terre de Joseph Villeneuve (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 42) ; c’était une très bonne terre, située dans le rang Caron, dans la paroisse de Sainte-Croix. Pour bien comprendre la suite de la vie de la famille de Joseph et Laura, il est utile de détailler les liens entre les Villeneuve et les Dallaire. Fils de Claude Villleneuve, Joseph Villeneuve est le frère de Sophie Villeneuve ; cette dernière a épousé en 1888 le frère ainé de Joseph Dallaire, David ; par conséquent, Sophie est la belle-sœur de Joseph Dallaire. De plus, le frère ainé de Joseph Dallaire, Justin, a épousé une cousine de Joseph Villeneuve, Antoinette Villeneuve. Un an après que Joseph Villeneuve a vendu sa terre à Joseph Dallaire, le deuxième fils de ce d
ernier, Adélard Dallaire, a épousé, en juillet 1920, Berta Villeneuve qui était la fille du même Joseph Villeneuve.
Force est de constater que le recensement de 1921 illustre très bien la réalité de la famille de Joseph et Laura à cette époque. En effet, on constate que neuf des enfants de Joseph et Laura vivent sur la ferme. Justin ne figure pas sur la liste ; il est en train de développer un commerce de matériaux de construction à Alma. Diane, décédée à l’âge de trois ans, n’y figure pas non plus. Élie, mon futur père, est âgé de 19 ans. Berta Villeneuve y vit également, à la suite de son mariage avec Adélard en 1920.
Le même recensement montre également la proximité entre les fermes de Joseph Dallaire et de Wilfrid Bilodeau, mon futur grand-père maternel. On constate que Wilfrid Bilodeau vit sur une ferme, située tout près de celle de Joseph Dallaire, avec sa deuxième femme, Délina Tremblay, qu’il a épousé en 1918 ; neuf des enfants que Wilfrid a eus avec sa première femme, Anaïs Savard, vivent avec lui et Délina. Eulalie Rochefort, la troisième femme du père de Wilfrid, Damase Bilodeau décédé en 1907, vit également avec toute la famille. Émilie Bilodeau, ma future mère, est alors âgé de 14 ans.
Probablement que la proximité a favorisé le mariage d’Élie avec Émilie Bilodeau, qui eut lieu le 4 septembre 1923, à Lac-à-la-Croix. Élie et Émilie se sont installés sur la ferme de Joseph et Laura, vivant dans la même maison transformée en habitation multigénérationnelle. C’est en ce lieu qu’Émilie mit au monde huit des onze enfants qu’elle aura avec Élie. Pendant toutes ces années, Élie s’est donné corps et âme aux travaux agricoles sur la ferme paternelle ; mon père entretenait l’espoir légitime d’hériter de la terre sur laquelle il a travaillé pendant près de vingt ans. Le destin d’Élie et de sa famille prit une tournure tragique, lorsque Joseph Dallaire et Laura Castonguay brisèrent le rêve de leur fils Élie. En effet, « le 20 juillet 1938, Joseph Dallaire cède sa ferme à Adélard et, en septembre 1964, son petit-fils Benoît en fait l’acquisition. Celui-ci la vend à son fils Camil. Aujourd’hui, cette ferme est toujours située au 1056, route 169. » (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 42).
En cette année 1938, les planètes étaient bien alignées pour Adélard Dallaire, heureux héritier du bien paternel, qui devenait ainsi un producteur agricole à part entière ; statut qui lui permit de poursuivre, sur une base économique solide, son rôle dans le développement de la vie agricole de Lac-à-la-Croix. C’est ainsi que six ans plus tard, « le 10 mai 1944, le syndicat coopératif agricole de Sainte-Croix débute ses opérations. Adélard en devient le premier gérant et peut compter sur des appuis importants… Seuls les agriculteurs y avaient droit de vote » (Centenaire de la paroisse Sainte-Croix 1911-2011, Laurent Bilodeau, Lawrence Potvin, Suzanne Fleury, Édition Production et Studio Mido, 2011, p 43)
Je suis d’avis que deux facteurs ont joué en faveur d’Adélard ; d’abord, sa forte personnalité et sa notoriété au sein de sa communauté paroissiale ; ensuite, son mariage avec Berta Villeneuve, qui parachevait les liens noués antérieurement entre les familles Dallaire et Villeneuve.
Pendant les décennies suivantes, Élie et sa famille ont chèrement payé le prix de cette profonde injustice familiale.
Joseph Dallaire est décédé le 12 janvier 1951, à Lac-à-la-Croix, à l’âge de 82 ans. Laura Castonguay vécut 11 ans de plus que Joseph ; elle décéda le 1er mars 1970, à Saint-Jérôme, à l’âge de 93 ans.